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Var-Matin
Actualité Var
mardi 22 juillet 2008

La Seyne : un Label Rouge atteste de la qualité du poisson d'élevage

 Olivier Otto, exploitant de la ferme aquacole « Le Cachalot », mise sur l'avenir.  :   Olivier Otto, exploitant de la ferme aquacole « Le Cachalot », mise sur l'avenir. :

Un label de prestige pour garantir la qualité du poisson d'élevage local. Important à l'heure où les méthodes de production turques et grecques suscitent la polémique. Et même si les contrôles stricts et réguliers - de la Direction des services vétérinaires notamment - sont protecteurs de la santé publique, le consommateur de poissons varois est privilégié.

D'ici l'automne, les bars (loups de mer élevés en parcs) produits par la ferme aquacole du Cachalot, dans la baie du Lazaret à La Seyne et Saint-Mandrier, seront estampillés du fameux « Label Rouge - bars élevés en pleine mer dans le respect des cycles naturels ». Les daurades suivront.

C'est l'aboutissement d'une démarche initiée il y a trois ans : « Le temps nécessaire pour que le poisson atteigne sa maturité et un poids de 300 à 500 g », lance Olivier Otto, exploitant passionné de la ferme et président de la coopérative maritime de Tamaris, regroupant les six exploitations de la baie.

Déjà une image d'excellence

Ce label vient s'ajouter à l'image d'excellence déjà accolée à l'emblématique production aquacole du secteur. Une marque qui, pour l'heure, n'a été décernée qu'à trois fermes en France, dont deux dans le Var : Le Cachalot et Aquavar (lire ci-dessous) ; la troisième étant Théoule aquaculture, dans les Alpes-Maritimes.

La différence ? Le cahier des charges est très strict. « Point essentiel : l'alimentation des bars - à base de farine et huile de poisson, céréales et vitamines - a une teneur en protéines plus élevée et une teneur en lipides plus faible que les produits standards habituellement utilisés, résume Laurie Gouedard, responsable qualité à la ferme du Cachalot. Le but est de produire un poisson le moins gras possible, de forme plus allongée, qui se rapproche au maximum de celui que l'on peut pêcher à l'état sauvage. »

« Une pêche sur mesure »

L'unité - la plus importante de la baie - produit annuellement 50 tonnes de bars, 30 de daurades et 5 de maigres. Du poisson que l'on retrouve sur les étals des supermarchés Auchan (La Seyne) et Carrefour (Grand-Var), et distribué par le mareyeur Côte de France. « Les deux tiers de la production s'écoulent sur le marché varois », se félicite Olivier Otto.

Ce professionnel mise sur la qualité et l'avenir. Même si « aujourd'hui, nous ne sommes pas en mesure de répondre à la demande ».

Les garanties apportées en matière de fraîcheur sont incomparables. « Nous travaillons à la commande. Notre poisson est sur les étals deux heures après avoir été pêché. C'est du sur mesure ! », observe l'aquaculteur.

Or plus de deux tiers des poissons distribués sur le marché français proviennent des élevages grecs et turcs. Ils coûtent 30 % moins cher que leurs homologues du Var. Mais dans ces élevages, les poissons atteignent leur maturité en dix-huit mois. Et sont disponibles à la vente au minimum six jours après la pêche...

Jean-Marc Vincenti
Var-Matin
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