François Ducro, le pilote d'essai, comptabilise plus de 22 heures de vol sur « Cyrano ». : Raphaël Schott A vide, le joli coucou, baptisé Cyrano en raison de son grand nez, pèse 363 kg et peut atteindre 580 kg de masse maximum au décollage.
Pour parvenir à ce record de vitesse, Guy Fournet lui a taillé une ligne bien singulière, balayant tous les éventuels parasites qui pourraient le freiner dans sa folle course. Si bien que l'oiseau vole à 300 km/h en régime de croisière et peut atteindre les 360 en VNE (Vitesse à ne pas dépasser).
« C'est un cheval fougueux au décollage », témoigne le pilote d'essai, François Ducro.
Equipé d'un moteur australien 100 chevaux Rotax 912 S, ce biplace tandem est un assemblage de carbone pour les parties mobiles (dérive, volets, ailerons et profondeur) et de bois pour le fuselage. « Les ailes sont remplies de mousse et revêtues de tissus de verre », explique l'inventeur, qui a construit lui-même les pièces. « Comme l'avion est hors normes, je n'ai rien trouvé dans la quincaillerie habituelle pour l'équiper. Toutes les pièces ont été entièrement fabriquées. La plupart ont pris forme dans mon garage à Agay (fuselage et capotage), les ailes, trop grandes, ont été construites dans la Meuse, où j'ai réuni deux garages pour les accueillir. L'avion est doté d'un train d'atterrissage rentrant, d'hélice à pas variable en vol et de volets d'atterrissage. » Il dispose d'un réservoir dans l'aile d'une capacité de 70 litres d'essence, ce qui permet une autonomie de cinq heures de vol.
Homologué par l'aviation civile
Cyrano a décroché ses ailes il y a tout juste trois semaines à Marville, sur les anciennes pistes de l'Otan. « L'homologation a été attribuée par la direction générale de l'aviation civile DGAC le 18 octobre, après 15 heures de vol et 50 atterrissages », indique François Ducro. L'oiseau a aujourd'hui élu domicile à l'aérodrome de Fayence, où il est devenu une curiosité au milieu des ULM.