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Var-Matin
Actualité Var
samedi 02 février 2008

Coupe de l'America : le défi tropézien de Marc Pajot

 Marc Pajot veut faire de « French Spirit », le grand challenger français de la prochaine Coupe de l'America.<br />  :  Sophie Louvet Marc Pajot veut faire de « French Spirit », le grand challenger français de la prochaine Coupe de l'America.
: Sophie Louvet

Après French Kiss, place à... French Spirit ! Marc Pajot a profité de la présence du secrétaire d'Etat chargé des Sports Bernard Laporte dans la cité du Bailli (nos éditions d'hier) pour confirmer la présence d'un défi tropézien à l'édition Valence 2011 de la Coupe de l'America. Un retour aux sources pour l'ancien patron des défis français de 1987 (French Kiss), 1992 (Ville de Paris) et 1995 (France 2-3), puis de 2000 sous pavillon suisse (Be Happy). Rencontre sur le port où le Breton, reconvertit dans la vente de bateaux, dévoile de grandes ambitions.

Var-matin : Pourquoi ce cinquième défi alors que vous aviez clamé que l'on ne vous y reprendrait plus ?

Marc Pajot : « Après une coupure nette, j'ai posé un regard nouveau sur la dernière Coupe de l'America, jusqu'à éprouver un réel regain d'intérêt. J'ai beaucoup réfléchi durant l'été, et puis lorsqu'on m'a dit « Pourquoi tu n'y vas pas ? », je me suis dit qu'à bientôt 55 ans, fort de mon parcours, d'un environnement professionnel et personnel favorables, j'avais un rôle à jouer.

Vous retrouvera-t-on à bord ?

« Non, je n'ai pas cette prétention. Je suis président du défi French Spirit et team manager. Mon ambition est de redonner à la France les moyens humains et techniques de gagner en allant chercher dans chaque domaine les meilleurs.

Vous traitez les Français de losers !

« Je constate juste que nous n'avons plus de résultats à la Coupe de l'America malgré une présence permanente depuis 1970. On apprend de ses victoires comme de ses défaites. Alors cela paraîtra prétentieux, mais je pense avoir l'expérience pour redonner l'enthousiasme et entraîner enfin vers la victoire une grande équipe nationale.

Saint-Tropez est-il le tremplin idéal pour lancer ce défi ?

« Oui. La renommée du village n'est plus à faire. C'est un phare qui rayonne partout dans le monde. Notre initiative passe évidemment par le Yacht Club de Saint-Tropez avec le soutien de la Société nautique.

Lancer un défi représente beaucoup d'argent. Avez-vous les moyens de vos ambitions ?

« Nous avons déjà un groupe de huit actionnaires privés français et étrangers qui donne la possibilité de réunir les hommes, les techniques et surtout d'être crédibles dans notre entreprise Défi France.

Quel est le montant du budget ?

« Ce qui est nécessaire pour ce type d'entreprise. C'est-à-dire entre 50 et 80 millions d'euros.

Êtes-vous en concurrence avec Stéphane Kandler, le patron d' «Areva Challenge » ?

« Non. Nous avons avancé dans les discussions. Une complémentarité est en train de se mettre en place. L'objectif est de l'intégrer à notre projet pour bénéficier de son savoir-faire.

Comment se présente « French Spirit » ?

« Nous avons un intérêt tout particulier pour la nouvelle jauge AC 90 adoptée par les organisateurs de la Coupe, qui permettra d'aligner des bateaux en carbone de trente mètres, plus toilés et plus performants. French Spirit sera de cette race et verra le jour dans un grand chantier français réunissant un design team international.

Laurent Amalric
Var-Matin
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