Bientôt, trois caméras complèteront le dispositif actuel de vidéosurveillance, composé de 17 unités. : Sophie Louvet Comme de nombreuses villes de France, Sainte-Maxime s'est dotée d'un dispositif de vidéosurveillance, depuis 4 ans. 17 caméras orientables à 360° et équipées de zoom optiques sont disséminées un peu partout en centre-ville, et reliées directement au PC de la Police Municipale. À l'heure de tirer les premiers bilans, tout le monde s'accorde sur un point : l'expérience est « positive ».
Moins de vols aux distributeurs
Pour Thierry Carmignani, qui prendra le commandement de la police municipale, après le départ en retraite aujourd'hui de Thierry Avargues. « Depuis l'installation des caméras, on a réussi à éradiquer presque complètement les vols d'argent aux distributeurs automatiques. Nous avions régulièrement 3 ou 4 délits de ce type par semaine. Depuis? nous en sommes à 1 ou 2 par mois, et les voleurs sont systématiquement interpellés en flagrant délit ». Pour réussir ces interpellations, depuis que les caméras - plutôt discrètes - ont fleuri dans le centre-ville, une brigade de la Police Municipale est présente sur le terrain, 24 heures sur 24. « Cela permet d'avoir une réactivité immédiate. Sans ce pouvoir de réaction, on pourrait se demander à quoi servent les caméras. Mais dès que l'agent chargé de surveiller les écrans signale quelque chose, l'équipe qui est sur le terrain se rend immédiatement sur les lieux », précise Thierry Carmignani.
Une efficacité décuplée donc, que le futur chef de service estime à « 30 % d'interpellations supplémentaires ». Vincent Morisse, le maire, se félicite également de la manière dont l'outil vidéo est utilisé : « les Maximois, et pas seulement les plus vulnérables se sentent en sécurité dans la ville. C'est donc une très bonne chose ». Ce que confirme Michelle, 62 ans, qui avoue se sentir « beaucoup mieux protégée », même si elle n'a jamais « été victime de la moindre agression ». Mieux vaut prévenir que guérir dit le dicton...
Préserver la vie privée
Si certains, particulièrement parmi les jeunes sont parfois réfractaires à la présence de ces caméras, Thierry Carmignani est très clair : « Notre système est équipé d'un masquage dynamique. Par exemple, toutes les fenêtres d'habitation sont systématiquement grisées à l'écran, comme les visages des personnes... » Respectueux de la vie privée donc, et complètement au service des habitants.
Outre le fait de protéger le centre-ville en ayant littéralement l'oeil sur tout ce qu'il s'y passe, les Maximois peuvent bénéficier directement des caméras. Par exemple, un automobiliste retrouvant sa voiture accrochée est en droit de faire appel aux services de la PM. Après visionnage des enregistrements, si un détail permet de retrouver l'auteur des faits, une procédure peut être entamée.
Trois caméras supplémentaires
Si tout le monde semble aujourd'hui satisfait de l'usage du dispositif, le maire souhaite aller plus loin. En concertation avec la Police Municipale, la décision d'installer quatre nouvelles caméras a été votée récemment. 3 seront installées aux abords de la ville (Croisette, Nartelle, route du Muy) et une dans le quartier « sensible » du Capet d'Azur.