Lorne Ward, le pilier sud-africain venu de Bath (Angleterre), fera ses débuts ce soir avec le RCT. Il sait ce que Jean Jacques Crenca attend de lui. : Photo Patrick Blanchard Il n'y a rien de méprisant dans tout ça. Mais franchement ! Comment envisager une seule seconde que le RCT prétendant au sacre de Pro D2, à la montée directe et aux grands jours du Top 14 puisse échouer ce soir au parc des sports de Beaublanc.
Bien sûr les Limougeauds ne jouent pas non plus pour un sachet de cacahuètes. Sa vie, son oeuvre dans cette compétition en dépend aussi. Un nouvel échec et le club de la Haute-Vienne se retrouverait définitivement à marée basse. C'est bien ennuyeux mais cela semble inexorable.
Car au-delà de toutes les fiertés dont aucun des belligérants ne manque, il existe une différence de standing et niveau, abyssale. Certes le RCT fort de ses stars et stratège de haut vol se sont hélas familiarisés à l'échec. Mais Pau, aussi bien qu'Oyonnax, présentent d'autres arguments que cette équipe pathétiquement engluée dans la zone marécageuse des relégables.
Agen et Béziers accrochés
Alors, c'est vrai nous n'avons pas toujours été invités par les « Rouge et Noir » à l'optimisme forcené. Quelques prestations, y compris en bord de rade ne furent pas des modèles de sérénité et de rugby totalement maîtrisé. La défense se pratique parfois à l'élastique et la conquête oscille entre le convaincant et le navrant. Idem d'ailleurs pour le mouvement général où l'on s'étonne trop souvent d'en-avants et de retour en arrière.
Malgré tout les hommes de Mourad Boudjellal se sont acquittés honorablement et même au forceps de leurs taches élémentaires. Vainqueurs chez trois des quatre derniers de la poule (Blagnac, Tarbes et Bègles-Bordeaux) ils doivent réaliser le grand chelem en triomphant aussi de Limoges. Cette équipe, qui restait sur un nul face à Agen et un succès estimable sur Béziers est retombée de haut en s'inclinant sans équivoque chez son rival pour l'accession, Tarbes. L'USAL ne fait pas forcément rire. Elle est accrocheuse, capable de soutenir un siège, au moins quelque temps. Mais elle manque d'un peu de tout. Et, mis bout à bout cela ne fait pas beaucoup. Pas assez !
C'est à partir d'un succès en Limousin et seulement à partir de là que nous pourrons envisager sereinement l'accession rêvée. Surtout si, lors de ce même week-end, le Racing-Métro et Mont-de-Marsan vont perdre, comme logique, à Grenoble et Narbonne.
Toute autre hypothèse serait inconfortable et pour tout dire insupportable.