Entre tradition et fidélité
Hier, les tromblonnades ont rythmé la petite Bravade. : Photo Luc Boutria
Place de la mairie 8 heures. La première salve claque. Secoue les tripes mais n'en surprend aucun. Saint-Tropez se prépare depuis des jours à l'événement : les boutiques sont décorées de bouquets et de bustes du Saint. Sur les balcons et les façades, les bannières flottent. Pour cette Petite bravade, la cité du Bailli tombe son costume de lumière, s'habille en rouge et blanc. Et bat la mesure au son des fifres et tambours.
En ce vendredi pluvieux, la clique de la bravade étincelle. Distille avec panache les aubades. La cité résonne. Retrouve des couleurs malgré le temps capricieux et triste. A 15 heures, bravadeurs et mousquetaires se regroupent sur la place de la mairie. C'est l'instant solennel de la pique et du drapeau. Sous les regards des autorités, des Tropéziens et du public. Les salves secouent de plus belle. Le capitaine de ville Alain Cavazza, assisté de son fils Laurent, donne les ordres. Installe la troupe et surveille. A l'image de Nicolas Isnard, l'enseigne, et Tropez Dounier, le major, les enfants de la bravade sont impeccables. Chacun suit la bénédiction des armes par le cardinal Paul Poupard, président émérite du Conseil pontifical de la culture, assisté du père Hayes. Le Saint sort ensuite de l'église porté par les Pisans et sous bonne escorte. Entre tradition et fidélité, les 450es bravades sont lancées. Ce matin, le corps de bravade se réunira à 8 h sur la place de la mairie. A 9 h, messe solennelle des mousquetaires en l'église paroissiale, suivie de la procession générale à travers la cité. 15 h 30, rassemblement sur le perron de la mairie. 16 h, grande bravade. Minuit, reddition de la pique et du drapeau à la rentrée de la bravade.
J. J.
Var-Matin