Les 23 et 24 mai, « Avec le jour où Nina Simone a cessé de chanter », la scène de Châteauvallon vivra à l'heure de Beyrouth, ville en guerre et de toutes les illusions. : DR Beaucoup de musiques du monde, un peu de danse contemporaine, et du théâtre d'ici et d'ailleurs : jusqu'au 31 août, Châteauvallon sera un foisonnement de créations répondant ainsi à la vocation du centre de s'ouvrir à toutes les cultures et à tous les publics. Une saison 2008 très riche donc, que Christian Tamet, le directeur, et son équipe ont concoctée au-delà des frontières, toujours à l'affût des meilleurs spectacles.
Humour et réflexion
Après un mois de janvier qui a fait la part belle à l'Orient avec notamment les deux pièces iraniennes « Saadi, agence de gaieté » et « Looking at Tazieh » du cinéaste Abbas Kiarostiomi primé à cannes en 1996 pour son film « Le goût de la cerise », Châteauvallon propose pour les prochains mois plusieurs affiches de qualité. On trouvera entre autres « Il Silenzio » (le 20 juin) de l'Italien Pippo Delbono, où vingt et un interprètes, comédiens et musiciens retracent l'étrange ambiance qui règne après le tremblement de terre de 1968 en Sicile.
Mais, il y aura aussi du Bertol Brech avec « Dialogues d'exilés » (le 16 mai) ou l'histoire, en 1940, de deux réfugiés allemands à Helsinki qui se rencontrent et se parlent.
Du Kafka avec « Un grand singe de l'académie » (les 7 et 8 mars). Franz Kafka fait parler, dans une métamorphose à l'envers, un « devenu » homme, un singe capturé qui a traversé le mur des espèces. Nous sommes en 1917.
Egalement deux spectacles des Pépites d'Avignon : l'un d'Israël Horovitz avec « Trois semaines après le paradis » qui parle de l'après 11 septembre (les 23 et 24 mai). Un témoignage théâtral, sobre et poignant, de l'auteur que les attentats vont faire basculer dans ce qu'il appelle une « dépression de fin du monde ».
Et encore, le 23 et 24 mai, un texte percutant et passionnant d'une jeune libanaise Darina Al Joundi, « Le jour où Nina Simone a cessé de chanter ». Une histoire forte sur la vie d'une femme qui incarne son propre personnage à Beyrouth dans une société conservatrice et féodale.
Israël, Inde et Japon
pour la danse
En danse, deux dates phares avec la Batsheva dance Company et son spectacle « Deca-Dance », le must de la danse contemporaine (le 27 juin). Dix-sept danseurs repoussent les limites de danses ouvertes à l'influence de la musique mais aussi de la poésie.
On verra aussi, les 18 et 19 juillet, la création en avant-première mondiale de Sankaï Juku avec « Utsushi », une expression artistique née au japon dans les années 50 qui donne toute sa place au corps des danseurs.
Danse et musique indiennes sont également au programme avec le « Récital Bhârata Natyam » (25 avril), un mélange de danses pures et narratives avec des poèmes chantés.
Et toujours Maguy Marin avec « May-B » (4 juillet), ou dix danseurs cheminenent, solitaires et isolés, sur la scène.
Et de la musique
En musique, Châteauvallon veut là aussi aller à la rencontre de nouveaux sons, comme l'ethno-jazz de « Eténèsh Wassié et le Tigre des platanes » une grande interprète éthiopienne, et l'association très réussie du jazz de Michel Portal avec le jeune virtuose Emile Parisien.
Les nuits flamencas reviennent aussi avec trois jours fabuleux du 24 au 26 juillet : initiation, bal et paella autour de la Sévillane, danse festive dont on dit qu'elle guérit tous les chagrins, et les danseurs et artistes autour d'Antonio Canales et Juan Carmona.
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Informations et réservations au 04.94.22.02.02.
- Au guichet à Châteauvallon du mardi au samedi de 10 h à 19 h, et le soir des représentations.
Billetterie en ligne
www.chateauvallon.com